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politiques publiques


© Céline Ollivier

Est-ce aux personnes handicapées de se débrouiller pour circuler en ville, ou aux villes de faciliter leurs déplacements ? Les politiques publiques peuvent-elles favoriser l’émergence des femmes en entreprise ? Un acteur public peut-il faire place à la parole des personnes concernées par les discriminations dans le débat public ?

Les politiques publiques sont des opérateurs essentiels dans l’évolution d’une ville vers l’inclusion de tous : le référentiel de la « ville inclusive » engage les acteurs publics à porter une attention spécifique aux situations, aux besoins, de catégories particulières de population, à rechercher les possibilités de transformation facilitant leur quotidien. La perspective « inclusive » peut également conduire les acteurs publics à comprendre et mesurer leur part de responsabilité dans les situations d’exclusion vécues par différentes catégories de population. Dans une démarche réflexive et évaluative, elles s’efforcent alors de détecter les mécanismes excluant qu’elles peuvent elles-mêmes avoir mis en place.

Parler de « ville inclusive » c’est, plus profondément, repenser la distribution des responsabilités entre politiques publiques, individus présents sur le territoire et société civile organisée, pour reconnaitre les capacités de ces acteurs à améliorer la vie collective. Cette approche se distingue de l’idée « d’intégration », selon laquelle les politiques seules portent la responsabilité de produire les règles, dispositifs et normes, et pour laquelle les individus ont la responsabilité de rejoindre seuls une situation de droit commun. Une politique publique inclusive implique donc également une prise de responsabilité de la société civile, à qui revient la charge de développer des formes d’expertise propres et de jouer son rôle de révélation, de médiation et de problématisation des situations d’exclusion.

Si cette redistribution des responsabilités peut apparaitre comme une contrainte pour l’acteur public, il est possible également de la voir comme un levier d’innovation, de modernisation et d’efficacité : parce qu’une politique inclusive s’intéresse aux cas rares, complexes, nécessitant des réponses coordonnées, elle invite par exemple à une meilleure intégration des différentes politiques publiques. Parce qu’elle cherche à comprendre les limites de ses effets sur le tissu social, elle est amenée à engager de nouvelles relations avec la société civile et peut voir sa légitimité renforcée.

C’est donc ces évolutions des politiques publiques et ces formes de collaboration avec la société civile qui seront suivies dans cette rubrique. 

Billets

Inclusion sociale et République, des idéaux en tension ?

19 septembre 2017 , Cédric Polère

Notion de plus en plus en vogue, mais aussi critiquée, qu'en est-il de l'inclusion dans les politiques publiques de la République ?


Fusion des minima sociaux : faut-il suivre l’exemple britannique ?

9 mars 2017 , Ludovic Viévard

Dans un rapport de février dernier, la DARES propose une première évaluation de la réforme britannique qui a choisi la fusion des minima sociaux. Quelles sont les enseignements que l’on peut en tirer pour de futures réformes en France ?


La Fédération des acteurs de la solidarité s’invite dans la campagne présidentielle

19 janvier 2017 , Ludovic Viévard

Envisager la solidarité comme un investissement, replacer la question sociale au cœur de la campagne électorale, faire des propositions pour interpeller les candidats, voilà les objectifs de la plateforme de mesures proposées par la Fédération des acteurs de la solidarité lors de son congrès anniversaire du 12 et 13 janvier.


Quelles formes de solidarité publique pour la dépendance ?

5 janvier 2017 , Sylvie Mauris-Demourioux

Dans sa note d'octobre 2016 "Quelles politiques publiques pour la dépendance ? ", le conseil d’analyse économique fait le point sur les faiblesses du système actuel et propose deux réformes pour améliorer l'équité et la soutenabilité du financement de la dépendance.


Derrière la notion de mixité sociale, la disqualification des communautés ?

7 décembre 2016 , Pierre Grosdemouge

L'impératif de mixité sociale trahit un regard dépréciatif porté sur les quartiers populaires et leurs populations. C'est le point de vue qu’adoptent M.-H. Bacqué et F. Charmes dans « Mixité sociale, et après ? », ouvrage publié en avril 2016 (PUF, La vie des idées).


« Eco-gentrification » : l’effet pervers du vert

25 novembre 2016 , Pierre Grosdemouge

Dans les grandes villes, l’accès à des espaces verts sûrs et qualitatifs (parcs, esplanades, voies sur berges, cimetières, etc) est souvent plus difficile pour les ménages à faible revenu que pour les classes aisées. Exemples en France et aux Etats-Unis.


Actions de la société civile pour la mixité scolaire

25 novembre 2016 , Pierre Grosdemouge

Deux initiatives à Montpellier et à Paris en faveur de la mixité dans les quartiers populaires et dans l'école.


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